Mercredi 30 avril 2008


Cours ! Puisqu’il te dit qu’il ne peut plus attendre.

Cours ! Par pitié, ne lambine pas, il est déjà en retard.

Cours ! N’entends-tu pas le cliquetis incessant des secondes supprimées ?

Cours ! Fouissant, pourchassant, ils sont derrière-toi avec leurs dents luisantes.

Cours ! Murmures pressants, grognements aqueux, plus vite, sans souffle.

Cours ! Et saute dans le tunnel qui te fait rejoindre la terre.

Cours ! Sans oublier de garder les champignons dans ta bouche.

Cours ! Cris et haches fendent l’étouffement.

Cours ! Et débats-toi dans les ombres lointaines.

Cours ! Cherche ton chemin dans la boue et le coton.

Cours ! Tu tombes un mètre plus bas, hagarde et suffocante…
par Altrast publié dans : Voyages
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Mercredi 30 avril 2008


Je m’en vais
Au-delà des tours noires de la lande.

Je m’en vais
Des machines poussent dans le ventre des morts.

Je m’en vais
Plus loin que les montagnes du levant.

Je m’en vais
Le sabre étouffe dans les mains du père.

Je m’en vais
Sur la mer, apprendre à dormir.

Je m’en vais
Les feuilles tombent dans le souffle des malades

Je m’en vais
La borne de terre sera vite dépassée.

Je m’en vais
Pourquoi résister aux tentacules du devenir ?
par Altrast publié dans : Voyages
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Mercredi 30 avril 2008
Musique son cornemuse chants fatigue
Je suis fatigué et j’écris. Pourquoi ? Pour Lys, pour moi, pour la littérature et les surréalistes, pour Petersburg et le Littré foyer de connaissance du passé vive les correspondances.
Europe ou la décadence de l’occident. Occident, occitan, excitant Paris… Et francien comme koinè, là où on éteint la lumière du silence. Résonne ! Prouve que tu existes !
Le vieux sanglier donne-t-il toujours des leçons ? Et à Qui ? Y a-t-il des gens qui les écoutent et les acceptent ?
La vie apprend la survie, mais le monde attend l’amour. Tout le monde y pense. Mais plus de ticket retour, l’airbus n’a plus d’ordinateur et la Russie de Belyj ne veut plus en envoyer. Imaginaire historique ou futurisme décadent ?
Gustave Planche est un nom ridicule. Mais pas pire que Clitorine. La vie est parfois injuste avec ceux qui ne lui ont rien fait.
La faux tourbillonne, fauche ! la moisson des âmes approche ! La charrette du roi Marc’h transformée en bois de sorbier bleu de Norvégien soûl. Puissent les étoiles qui courent dans le sable briller pour les voyageurs perdus à l’aube des temps retrouvés. La misère n’atteint pas le blanc des murs bourgeois, luisant de la graisse des sous. Petit Jean a des rubis dans la bouche et une bombe dans la boîte à pain BOUM ! de la mie partout, ma mie où êtes-vous ? Je cherche depuis si longtemps celle qui cheminera avec moi. Qui sait quoi et comment Dieu est né et s’il peut être une tortue qui boîte dans les escaliers du tunnel de l’horloge ?
Inondations, mais le feu ne peut être éteint, c’est le feu des envies cachées.
Louve. Amie, Amante, Aimante, Curieuse créature aux yeux perçants comme des miroirs, peut-être oublies-tu de trop nous regarder ? Sais-tu seulement pourquoi ? Ecris encore, pour Lys et pour moi, je veux t’entendre et te lire.
Lys ! Plus qu’amante, point de départ de ma fin, pas loin comme dit le Québécois philosophe des rivières triple. 5 fils suffiront à tisser la voile de notre voyage pour la verte île de l’Ouest. Bibliothèque, mais pas trop, car le vent souffle du sel sur la côte. Une tour qui penche et bêle sur les contreforts, bleue mais pourquoi ? Mira ? non, trop tôt, trop tard, déjà occupée à d’autres images assemblées.
Tapis rouge de Pom d’Api, reinette d’un royaume de câbles tendus à des mats de fortune, emmenés par des roues sur les chemins d’écume des îles d’Aran. Vieux pays de mes pères, vieux rocher desséché porteurs des 5 croix de la prophétie. Beltaine est bientôt là, Lug le grand puisera sa lance dans la fontaine de Ste Anne de Soisson. Danse, étincelle de joie dans ma nuit, maladie pour toi, et soin. Guérison ? Amour et tendresse dans cœur quand ton nom résonne.
Lison. Images de joie, un air de flûte résonne quand notre histoire s’ébauche. Le Roux n’est plus la couleur du malin, mais la force de la beauté. Brille de mille feux comme pour l’arbre de ton jardin.
par Altrast publié dans : Voyages
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