Nous naviguons aux étoiles,
A travers des rumeurs plus combles.
Les gigantesques cathédrales de métal et de moteurs
Ont tourné le monde en poursuites effrénées.
Nous sommes allés si loin, venus d'au-delà encore.
La patience est un fardeau, la clef doit être ailleurs.
Craquer le monde pour savoir ce qu'il a voulu dire.
Pas si mal déjà, mais à des lieux de tout.
Aspirés pas le vide entre les astres,
Disparus. Éteints.
Inexistants,
Nous devons croire à un nouveau départ.
Mais avons-nous tué le mauvais guide...
Je prendrai le chemin d’écume
Tu voyais nos yeux se répondre
Ils travaillent, car il faut bien avancer.
Je marchais au soleil loin des brumes
Tu passeras le seuil qui mène à l’ombre
Nous n’avançons plus, l’alouette a chanté.
Je caresse de ma voix tes pensées…
Tu te lasses, suivant ta propre musique
On n’aimera plus que l’inévitable.
Ainsi tu veux savoir ce qui se cache au cœur d’une de ses nuits ?
La voix des os y parle quand le sable s’écoule.
Il y a le sang d’une pureté perdue à retrouver.
Sens la terre qui vibre dans les replis de ses envies
Tu cours après le chat qui toujours se faufile,
Il faut trouver le rythme dont elle seule m’a parlé.
Croire le monde beau n’est plus une piste facile,
Le pire est le chemin qui monte vers la colline.
Sans oublier les cris qui la chassent vers les tremblements.
Quand la lumière tintinnabule un carillon de rivière,
Elle n’a qu’un nom, accepté à moitié,
Amarhantée…
Il y a des ombres dans la chambre
Il y a des fantômes dans ma cour
Il y a des silences dans ta peur
Et des plants de belladone dans le noir de tes pas ensoleillés
Et tout cela,
Plantes, absences, décès, noirceur présence
Et tout cela hurle ton nom
Sans commettre d’erreur.
Fracas amers
Fracas de poudre qui s'enflamme
Fracas de chair qu'on trépane
Fracas de lutte qui se pâme
Et toujours la douceur des larmes
Fracas de porte qui explose
Fracas de peine que l’on cause
Fracas de torts qu'on arrose
Et toujours la douceur qu'on ose
Fracas de pleurs qu'on étouffe
Fracas de mort qu'on camoufle
Fracas de peur qui s'engouffre
Et toujours la douceur qu'on bouffe
Fracas de phrases sans emphase
Fracas de plumes sous la gaze
Fracas de vers dans la barbacane
Et toujours la douceur d'une femme
Pour Lys, parce qu'il fallait que j'habite aussi ce dessin, même maladroitement.
Merci de me l'avoir offert.
Derniers Commentaires