Lundi 31 mai 2010 1 31 /05 /Mai /2010 21:09

Pour le plaisir, j'ai créé des personnages pour le JDR Scion, qui permet d'incarner des enfants des anciennes divinités païennes. Voici le premier d'entre-eux.

 

 

 

Simon Penkern

Vocation : libraire occulte/trafiquant de livres anciens et rares

Nature : Architecte

Panthéon : Nemetondevos

Dieu : Kernunos

Attributs (attributs épiques)

Force 2, Dextérité 3, Vigueur 2 (1), Charisme 3 (2), Manipulation 4, Apparence 2, Perception 3 (1), Intelligence 4 (1), Astuce 4.

Compétences (j’offre un point gratuit dans les compétences liées à la divinité)

Animaux 1, Art (littérature) 3, Athlétisme 2, Corps à corps 2, Culture 3, Discrétion 2, Empathie 2, Intégrité 2, Investigation 3, Larcin 2, Occultisme 3, Présence 3, Résistance 3, Science (codicologie) 3, Survie 1, Vigilance 2.

Privilèges

Guide (Le Serpent à tête de bélier) 4, Torque d’or verdi (Ogham, Chaos) 2, Couteau-ramure (couteau taillé dans des bois de cerf : Magie et permet de contacter le guide quand on verse le sang sur le sol grâce à ce couteau) 2.

Talents

Auto-guérison (Vigueur), Boys will be boys (Charisme), Blame James (Charisme), Sens télescopiques (Perception), Maîtrise des langues (Intelligence).

Dons

Magie (Œil grand ouvert) 1, Ogham (Beith, Luis, Nion, Fern, Sail, Uath, Dair, Tinne) 2, Chaos (Oeil de la tempête, Nid de frelons) 2, Deugdonio (Percevoir la trame du Destin) 1.

Vertus

Courage 2, Endurance 3, Loyauté 1, Vaillance 3.

Volonté 6

Légende 3 (9/9)

Absorption 1C, 1+1 G, 2+1 S

Divers : MV 3/9, Saut 4/8, Soulèvement 175 Kg, VD esquive 4, parade 3/2/2

Armes : couteau-ramure (+1, +2G, +0, 4)

 

Historique

                Simon a toujours été à part. A l’école primaire, même les gros durs de la cour de récré lui foutaient la paix, depuis qu’il avait arraché à coups de dents le nez d’un gamin qui le molestait. Ce qui ne l’empêchait pas d’être un excellent élève…

                En secondaire, il séduisit une fille, une fois. Elle l’a largué quand il s’est mis à baragouiner des trucs incompréhensibles dans des langues bizarres lors d’une de leurs sorties au cinéma. Ils étaient allés voir la version originale du « Choc des Titans » et Simon n’avait apparemment pas cessé d’insulter les acteurs figurants les divinités et héros grecs à chacune de leurs apparitions (c’est-à-dire souvent). Il lui arrivait même de cracher par terre quand apparaissait un monstre. Le pire était qu’il ne pouvait fournir aucune explication valable à son comportement. Non, en fait, le pire était qui semblait ne pas vouloir donner d’explication, comme si ça n’avait pas d’importance de passer pour un weirdo.

Et pourtant il avait un petit succès. Il était loin d’être canon, mais il avait un côté vénéneux qui attirait certaines filles, même si c’était rarement pour longtemps. Les après-midi passés assis contre un arbre, c’est romantique jusqu’au moment où on a l’impression que le petit ami est plus intéressé par la conversation de l’arbre que par votre décolleté, même s’il a la main dedans…

                Une fois parvenu à l’université (parce qu’avec ses résultats, impossible d’y couper, sa mère ne l’aurait pas permis, et Simon a toujours écouté sa mère, même si celle-ci était enfermée depuis sa rencontre avec le père du jeune homme, qu’elle aimait beaucoup, dans une « maison de repos »), Simon a découvert les livres, autant pour ce qu’on écrit dedans que pour comment on les fait. Rapidement incollable quant aux reliures, encres, types de papiers et de parchemins, datations par la graphie ou l’alphabet utilisé, localisation sgrâce aux régionalismes linguistiques, il fut très tôt engagé comme élève-moniteur, puis comme assistant et doctorant une fois son diplôme en poche.

                Au cours de ses recherches, il obtint l’autorisation d’accéder à l’une des plus riches collections de manuscrits du pays, pouvant ainsi consulter et analyser de nombreux ouvrages sans prix. Il se montra tellement passionné et respectueux de la collection qu’à la mort du propriétaire, la veuve, qui n’y connaissait rien, l’engagea à grands frais comme expert dans la vente de la bibliothèque de son mari. Simon découvrit alors l’intense commerce sans pitié qui régissait le monde de ces collectionneurs si particuliers que sont les bibliophiles. Une nuit, il eut même à repousser une tentative de vol fomentée par un client qui n’avait pas gagné l’enchère sur un ouvrage.

                Abandonnant dès lors son doctorat en cours (au grand dam de sa directrice de recherches), il décida de se lancer à plein temps dans cette activité aussi lucrative que passionnante pour laquelle il s’était découvert un véritable talent. Il acheta avec ses maigres économies une pièce au rez-de-chaussée d’un immeuble anonyme d’Outremeuse et y installa sa librairie (Les livres noirs), dans laquelle il vendait aussi bien des œuvres tout à fait sérieuses et érudites concernant les sciences occultes que le tout venant du « développement de soi par le yoga », ce qui lui attirait à la fois une clientèle spécialisée et le premier cuistre venu incapable de reconnaître un homoncule quand bien même il en aurait un qui lui boulotterait la jambe. Sans oublier les livres d’occasions, source de revenus (et d’embarras nombreux et épuisants.)

En outre, il fermait régulièrement sa boutique, arpentant le monde afin d’y dénicher, pour lui ou pour satisfaire une commande, certains ouvrages anciens et rares, n’hésitant d’ailleurs ni à escroquer honteusement les propriétaires mal informés de la valeur de leur collection, ni à dérober ou falsifier les ouvrages qu’on ne voulait lui vendre. Il faut dire que Simon avait toujours eu le chic pour se tirer des embrouilles grâce à son bagout. Et quand ce n’était pas pour parcourir le monde qu’il fermait sa boutique, c’est parce qu’il en avait marre de voir des gueules de cons ou qu’il souhaitait se saouler/cuver en paix…

                Et tout aurait pu continuer ainsi jusqu’à la mort (ou la saisie judiciaire) de Simon, si un soir, alors qu’il regardait la lumière s’atténuer progressivement à travers les vitraux chargés d’entrelacs qui lui servaient de fenêtres, il n’avait entendu la clochette de la porte d’entrée tinter bizarrement, comme atténuée ou lointaine. Un homme chauve au crâne tatoué de bois de cerf se tenait entre deux étagères, massif, élancé. Une sorte de sauvagerie sensuelle émanait de lui, comme un appel sanglant. Puis Simon plongea ses yeux dans ceux de l’inconnu et il devint fou.

                Errant dans la ville livrée à la nuit, il brandit le couteau que lui avait remis l’étranger, son père, et il égorgea plusieurs personnes, jusqu’à verser le sang d’une victime sur les racines d’un arbre, faisant jaillir un serpent à tête de bélier qui répondit à ses borborygmes d’aliénés. Au matin, il se réveilla dans son lit, couvert de sang, un couteau en bois de cerf planté dans le plancher de sa chambre. Au cou, il portait un torque d’or usé par le temps. Il portait plusieurs morsures de serpents sur les membres, et la porte de sa chambre semblait avoir été défoncée. En lisant les journaux, il apprit les meurtres horribles qu’il avait commis. Il eut peur et se dégoûta. On essaya bien de l’accuser, mais il parvint toujours à se disculper. Pendant longtemps, il refusa de repenser à cette nuit et à l’homme étrange qui lui avait fait perdre la tête. Plus tellement parce qu’il avait honte ou peur d’être accusé, mais surtout parce qu’il se rappelait avec un mélange d’effroi et d’exaltation de la Chasse Sauvage auquel son père et lui s’étaient livrés, tuant criminels et innocents et lisant l’avenir et les secrets dans les éclaboussures de leur sang. Il craignait de succomber à nouveau à l’Appel. C’est d’ailleurs toujours ce qui le garde raisonnable dans l’utilisation de ses nouveaux pouvoirs.

Même s’il sait qu’il prend un grand plaisir quand il traque ses nouveaux ennemis.

                Simon est un fils du Kernunos, le Grand Cornu. En tant que tel, il sait qu’une partie de sa vie lui échappe désormais et qu’il est condamné à rester vigilant pour capter les signes du Destin et les messages de son père. Il continue son activité, mais ses voyages lui servent désormais aussi de périodes de repérages. On grappille des informations. Parfois, on appelle des amis et on lance une nouvelle Chasse…

 

Par Altrast - Publié dans : Jeux d'histoires - Communauté : L'imaginaire pour tous
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