Jeudi 5 juin 2008
Et hop ! Petit descriptif de ce que je jouerai à Avatar cette année-ci, si tout va bien ! Enjoy !

QUI NOUS SOMMES
    "Ecoute-moi bien, vieil arbre ! D'accord, tu dois remplir un papier histoire de faire savoir aux chefs qui fait partie du voyage pour l'autre monde, mais c'est pas une raison pour m'enquiquiner. Pis là je vais devoir révéler des secrets que même chez nous tout le monde ne connaît pas. Alors si j'apprends que des yeux indiscrets se sont posés sur tes feuilles sans que tu ne les crèves, je m'arrangerai pour que, tôt ou tard, tu fasses connaissance avec un incendie, d'ac' ? Je suis content qu'on s'comprenne..."  

    Peuple de créatures humanoïdes, nous habitons principalement les forêts ou les plaines bordées de bosquets. Plutôt calmes et discrets de nature, nous défendons cependant notre territoire avec acharnement. Notre peuple est divisé en une vingtaine de tribus comprenant chacune entre 35 et 40 personnes. Nous avons pour coutume d'entretenir, à quelques kilomètres de notre lieu de vie (que nous appelons Douar Gwenn), une zone autrefois splendide, mais qu'une catastrophe naturelle ou la main de quelque chose a ravagé (Douar Du). Dans ce lieu, nous emmenons nos enfants afin de leur montrer ce qui arrivera si l'Abeg, la Cause, n'est pas soutenue par l'un d'entre-nous.

    Car nous croyons en l'Abeg, la Cause, le grand idéal, le but ultime de tout. Le point de vue qui triomphera et permettra à l'univers de réaliser sa chrysalide pour s'ouvrir enfin à ce qui est au-delà.
    Mais nous ne savons pas encore quel sera cet idéal. Alors, chacun à notre tour, nous finissons pas quitter notre tribu pour parcourir le multivers, rencontrant un maximum de personnes, apprenant ce qu'on veut bien partager avec nous. Jusqu'à trouver un Abeg qui n'ait pas encore été soutenu par l'un des nôtres. Alors nous nous y vouons, conseillant, agissant, toujours en douceur, pour que l'idée s'épanouisse, pour que ceux qui la portent deviennent de vrais leaders, pour que la Cause se répande.     Nous passons alors un pacte avec ces leaders. En échange de notre aide, ils prêtent le serment d'éternel retour (voir plus bas). Nous devenons alors les Magadurioù, l'humus fertiliseur, qui nourrit et fait grandir leur cause... Mais nous ne sommes pas la garantie de son succès, car, avant tout, un principe doit être élevé par ses créateurs et fervents. Si la cause s'effondre malgré notre aide, alors c'est qu'elle n'était pas l'Abeg et que les Ar re Enoront continueront de quitter leur Douar Gwenn pour errer à sa recherche.

    Note bien qu'en devenant Magadur, l'Ar re Enoront voit son corps se recouvrir progressivement de mousse végétale et de lierre, symbolisant sa nouvelle fonction dans l'ordre du monde. Sinon, le plus souvent, seules nos jambes subissent ce sort, et encore, pas tout le monde. Ceux et celles qui gardent leurs jambes normales sont appelés "Maen-Kailh".

    De même, lorsque l'un d'entre-nous trouve un espoir à servir, lorsqu'un Ar re Enoront devient un Magadur, il est assuré, à court, moyen ou long terme, de mourir pour cet espoir. Quand cela arrive, une graine peut être trouvée dans son estomac, graine qui devra être ramenée et plantée, quelque soit la difficulté du voyage, dans la Douar Gwenn dont il est issu. C'est ce qu'on appelle l'éternel retour, et c'est toujours l'une des personnes ayant prêté le serment du même nom qui accomplit le voyage. Car ce voyage doit être effectué. Les prestataires du serment sont donc sûrs qu'au moins l'un d'entre eux survivra. Il n'est par conséquent pas rare de voir chacune des personnes défendant la cause prêter serment au Magadur, histoire d'avoir une chance, même infime, de survivre. A l'inverse, certaines personnes, plus tyranniques ou égoïstes, trompent parfois leurs alliés afin d'être les seuls à jurer, s'assurant de survivre au moins jusqu'à l'accomplissement de l'éternel retour.

    Une fois la graine plantée, un nouvel Ar re Enoront naîtra, du sexe opposé à celui ou celle dont la mort l'a fait apparaître. La graine grandira pour servir et mourir un jour ou, qui sait, découvrir l'Abeg !


LES AR RE ENORONT ET LA GESTE
    Dans le monde des légendes, nous avons conclu une alliance avec plusieurs autres groupes, formant ce que nous avons fini par appeler la Geste. Récit de haut-faits en train de se construire, la Geste est ce par quoi êtres et choses doivent passer pour acquérir talents et renommées. En bien comme en mal...
    Et au sein de la Geste, notre nom parle pour nous. Nous sommes les Ar re Enoront, Ceux qui Honorent. Nous sommes les gardiens des serments et nous veillons à ce que les paroles échangées soient tenues. A ce titre, nous sommes également attentifs à parfaire le sens de l'honneur des Héros qui traversent Fort Fort Lointain.
    Tu te souviens que nous occupons généralement deux endroits différents, l'un paradisiaque, où nous vivons réellement (la Douar Gwenn) et l'autre complètement dévasté, stérile et globalement infréquentable (la Douar Du) ? Eh bien, outre ses vertus éducative pour nos jeunes générations, la Douar Du nous sert aussi à tester les Héros. Lorsqu'un bleu-bite nous est envoyé, on s'habille de vieilles hardes, on noircit nos dents, on brûle un peu le lierre qui nous recouvre, on se jaunit la peau et on va s'installer provisoirement dans les huttes bancales vaguement entassée dans la Douar Du. Là, nous attendons le Héros qui, lorsqu'il se présente, généralement après avoir subi une autre épreuve éprouvante, se voit offrir abri, protection, nourriture, conseils et renseignements utiles concernant sa quête, en échange d'un serment : découvrir ce qui a provoqué la dévastation de la Douar Du. Si, une fois sa quête accomplie, le Héros prend le temps de découvrir et de nous faire savoir ce qui est à la base de ce maudit paysage, alors c'est qu'il suit la voie de l'honneur et qu'il peut poursuivre son initiation. Sinon, il n'est que vénalité sans parole et est chassé de nos terres, afin que la rancoeur grandisse dans son âme et ne le pousse à devenir un Grand Méchant.
    Et après, tu t'en doutes, on vire les hardes, on va se laver un bon coup et on retourne dans nos maisons confortables en se tapant les côtes au souvenir de l'hilarante naïveté de ces blaireaux de Héros ! Ouais, tu l'as dit, on a la belle vie, en fait !

    Enfin, on avait, parce que là, c'est moins drôle : des Héros, y en a plus. 'Fin, en tout cas, ça fait un bail qu'on en a plus vu un seul débarquer par chez nous. Alors on est allé voir ce qu'il se passait et on est tombé sur les vous autres. On a consulté l'oracle pour savoir si nous devions vous accompagner et devine quoi : j'ai été désigné. Le premier qui me parle de destin, j'le bute... Moi j'dis, c'est une manoeuvre du shaman qu'en avait marre des risettes que me faisait sa fille. Mais bon, vu que j'étais en âge de devenir Magadur, j'avais pas vraiment le choix, et c'est pour ça que je suis là, moi, Kaouenn Lezirek, en train de bavasser avec toi. Tu vois à quoi ça tient, hein. Toutes des wasses, moi j'dis...
par Altrast publié dans : Jeux d'histoires communauté : Le Cercle des Passeurs de Rêve
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Vendredi 30 mai 2008
Je succombe à une idée vue sur le blog de Katia, juste histoire d'effrayer le chaland


Dormir à la belle étoile, ça c'est fait

Me réveiller en me demandant où je pouvais bien être et pourquoi il faisait tout noir avant de me rendre compte que je m'étais endormi la tête DANS le sac de couchage, ça c'est fait

Pouvoir compter sur mes amis, ça c'est fait

Boire de façon déraisonnable avec mes amis, ça c'est fait

Me réveiller dans mon vomi après le ça c'est fait précédent, ça c'est fait (une bien triste histoire... Enfin, on en rigole beaucoup maintenant)

Visiter Dublin, ça c'est fait

Traverser le centre-ville de Dublin aller-retour en jouant de la flûte, ça c'est fait

Voir les gens s'écarter de mon chemin et m'écouter jouer de la flûte, ça c'est fait

Chanter "Tri martelod" dans un pub irlandais devant des touristes, ça c'est fait

Terroriser les gens de Dalkey en mangeant un fish'n'chips sur le mur à côté du presbytère avec ma maman, ça c'est fait

Terroriser un chat irlandais et ses maîtres en l'appelant à grands coups de "pussy, pussy", ça c'est fait

Traumatiser une petite vieille d'un home en lui demandant où sont les toilettes, ça c'est fait

Dormir dans la gare du palais avec une bande de clochards, ça c'est fait

Visiter Washington, ça c'est fait

Visiter Londres, ça c'est fait

Ecouter Deanta en regardant un cygne rosser un canard dans la mare du St James Park, ça c'est fait

Visiter Auschwitz, ça c'est fait

Faire une partie de JDR durant tout un W-E et continuer à jouer même en mangeant et sans dormir, ça c'est fait

La même chose pendant toute une semaine, ça c'est fait

La même chose pendant DEUX semaines, ça c'est fait

Lire quatre bouquins de Pratchett en un jour et demi, ça c'est fait

Me perdre dans les bois et atterrir dans une chocolaterie, ça c'est fait

Fréquenter assidûment une Bean Sidhe, ça c'est fait

Visiter Toulouse, ça c'est fait (cf. ci-dessus)

Manger des tas de trucs succulents en visitant des coins superbes en étant hébergé par les merveilleux parents de la Bean Sidhe en question, ça c'est fait

Ecrire un chant des séries, ça c'est fait

Ecrire une douzaine de petits textes divers, ça c'est fait

Ecrire une nouvelle complète, ça c'est fait

Ne pas encore avoir fini l'autre nouvelle ni le truc plus long qui ressemble à du Changeling, ça c'est fait

Faire changer Nix de Cour, ça c'est fait

Jouer un Redcaps et prendre mon pied, ça c'est fait

Sacrifier un gamin pour apaiser Taranis (faire cesser la pluie) et invoquer la lumière de Bélénos (faire revenir le soleil) et voir que ça marche immédiatement, ça c'est fait (il faudrait que je recommence, d'ailleurs... Un(e) volontaire ?)

Entrer en transe en entendant "Morrígan" en live, ça c'est fait

Enquiquiner la jolie demoiselle d'Omnia en frappant trop fort sur la table, ça c'est fait

Me casser le bras, ça c'est fait

Tomber de sept mètres sans avoir un bleu, ça c'est fait

Croire aux Fae et autres Bugale an Noz, ça c'est fait

Me faire appeler Kerwenoonet, ça c'est fait

Me faire appeler Nootje et Hobbitje, ça c'est fait

Réciter les répliques de films des Monty Python ou les sketches de Geluck dans divers états de sobriété ou d'éthylisme, mais le plus souvent avec Denis, ça c'est fait

Jouer de la flûte en étant saoul, accompagné par Denis à l'harmonica (nasal ou non) sur la place cathédrale, ça c'est fait

Jouer à l'oeil noir et à terres de légende, ça c'est fait

Jouer un reel irlandais accompagné au Bodhran par le voleur du Naheulband, ça c'est fait

Jouer le rôle d'un poète astrologue fou et opportuniste dans une pièce de théâtre, ça c'est fait

Jouer un juge anglais, avec cape doublée d'hermine et vraie perruque, ça c'est fait

Faire tenir mon pantalon de costume avec le cordon de mon capuchon juste avant un examen oral d'italien à l'unif, ça c'est fait

M'être perdu à Bruxelles en allant chez Chuz et Coline, ça c'est fait (et de nombreuses fois)

Me faire exécuter après avoir provoqué la Guilde du Silence, ça c'est fait

Entraîner un innocent dans la mort en même temps, ça c'est fait

Expliquer à une bande de romanistes liégeois ce qu'est un geis en donnant l'exemple de Cuchulain, ça c'est fait

Faire une leçon sur la poésie précieuse du XVIIe à une classe de 5e Technique électricité et usinage, ça c'est fait

Rire tout seul en découvrant que la gare d'arrivée de l'Eurostar à Londres s'appelle Waterloo, ça c'est fait

Courir dans le métro et les gares parisiennes pour être certain d'attraper mes trains, ça c'est fait

Etre égaré sur un mauvais chemin par des Fae, ça c'est fait

Tomber en admiration devant les rayons du soleil faisant scintiller la rosée sur une toile d'araignée, ça c'est fait

Faire fuir un bourrin saxon en le chargeant et en hurlant "KILL ! MAIM ! FIGHT ! SLAY ! DIE !", ça c'est fait

M'être fait saouler par les gens du Petit Peuple, ça c'est fait

Incarner Odin, ça c'est fait

Incarner un type malsain armé d'un piège à souris, ça c'est fait

Etre toujours gentil en JDR, ça c'est fait

Sauf en tant que Redcaps, ça c'est fait

Buter le barde Mc Karthy après l'avoir regardé 5 bonnes minutes et uniquement armé d'un bâton famélique, ça c'est fait

S'enfuir avec la viande juste après, ça c'est fait

Manger l'évêque Mc Karthy, ça c'est fait

Faire manger des intestins d'humains à une fille de Bélisama, ça c'est fait

Savoir qui a dit "Oooook", ça c'est fait

Invoquer les Grands Anciens, ça c'est fait

Devenir fou suite à ça, ça c'est fait

Mourir immédiatement après, ça c'est fait

Danser l'an-dro avec des potes et Jean-Louis Jossic, ça c'est fait

Me faire ridiculiser par des vrais bardes, ça c'est fait

Faire croire que "mais non, c'est pas moi, j'ai un alibi, j'étais au cinéma" un nombre incalculable de fois, ça c'est fait

Me faire pincer quand même, ça c'est fait

Ou pas, ça c'est fait

Regarder la trilogie du Seigneur des Anneaux en version longue et d'une traite, ça c'est fait

Ecouter Stephan Saive, ça c'est fait

Et Michel Farinet, ça c'est fait

Sans souffrir d'embolie cérébrale, ça c'est fait

Et sans tuer Denis pour m'avoir fait subir ces horreurs, ça c'est fait

Etre triste à la mort de Carlos, ça c'est fait

Etre le seul à savoir qui est Gary Gygax à l'ULg, ça c'est fait (ou presque)

Etre parrain, ça c'est fait

(To be continued...)
par Altrast publié dans : Bubbling
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Mardi 13 mai 2008
Cabrel, Eluard et les trobairitz occitanes ont tout compris de l'amour. Ou plutôt ce sont eux qui expriment le mieux la façon dont je ressens ce sentiment et tout ce qui en reste imperceptible.



Ca vous donne une idée d'à quel point je suis fleur bleue et fin'amorique, hein ?



Mais c'est plaisant de parcourir les mots de quelqu'un et d'y trouver, presque par hasard, quelque chose qui vous remue les tripes et vous fait penser : "merde, c'est ça... Ce qu'il dit ou ce qu'elle chante, c'est ce que moi je vis. C'est ce que moi je sens. C'est ce que moi je souffre. C'est ce qui me hante..."


On se sent moins seul parce qu'on est compris. Mais dans le même temps, on sait qu' il sera impossible de partager ça avec quelqu'un, parce que les risques que ce quelqu'un comprenne ou ressente autre chose sont trop grands. Et on ne veut plus prendre le risque d'être déçu.
Alors on reste seul avec nos vérités littéraires...


Jusqu'à ce que le temps fasse son office et qu'il ne reste plus que des perles de phrases, coincées entre deux pages avec pour signet un souvenir des piqûres passées (ou, comme ça m'est déjà arrivé, un moustique écrasé qui avait répandu une trace sanglante sur la page...) Et la musique des mots redevient une bulle qu'on regarde toujours avec plaisir, mais sans qu'elle conserve, même un peu, son pouvoir de guérison. Jusqu'à ce que d'autres mots viennent guérir, par un caprice de la langue, d'autres maux (bon, ok, c'était un peu facile là).




Nostalgique, moi ? Allons donc, où allez-vous chercher des idées pareilles ? Je suis juste un amateur (étymologique) des mots (et de l'Art Sémantique, comprenne qui pourra)...
par Altrast publié dans : Bubbling
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Lundi 5 mai 2008
Ecrit aux alentours du 31 octobre de l'année 2008



C'est la Samhain aujourd'hui ! Le monde meurt lentement et s'enfonce dans la nuit et le sombre. La mort est partout. Plutôt, ce n'est pas la mort, c'est l'Autre ! La nuit où les moutons de Mael Duin sont à la fois blancs et noirs, la nuit où les tertres perdent leurs herbes pour ouvrir leurs portes, la nuit où les eaux se rident, où ceux qui sont passés, par choix ou par obligation, peuvent entrer en contact avec nous.

Ce soir, la Lune sera belle, car la Morrígan se rappellera des batailles de Mag Tured autant que de ses rencontres avec le Dagda et les hommes. Ce soir, l'imagination devrait être reine. Des feux devraient prendre place dans tous les endroits où il y a des hommes, car il importe de se rappeler de ceux qui ont gagné le Sidh, que ce soit au moment du Comflaithius ou après.

Il n'y a pas de mort, seulement un nouveau tour de roue ou le voyage vers Avalon, le Tir Na nOg, Faerie.

Ce soir je chanterai. Comme toujours, certes. Mais parce qu'aujourd'hui, il faut réapprendre la peur du monde et l'amour du cycle. Parce qu'un jour, le soleil reviendra. L'Hiver est peut-être long, mais la Calleach ne peut marcher et souffler éternellement !

Aimons à nouveau le peuple de l'Automne...















Ah, euh, merde, non... En fait, j'ai été aspiré dans un vortex spatio-temporel qui m'a fait écrire ça dans le futur... Ou presque... Mais Lys avait promis de ne rien dire... Toutes des wasses, moi j'vous dis !
par Altrast publié dans : Initiation communauté : Le Cercle des Passeurs de Rêve
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Dimanche 4 mai 2008



Plier les genoux                            Piler un coeur
Craquer le cou                              Broyer la peur
Tordre le dos                                 Tisser l'étoffe



                          Nourrir le feu
                          Manger des yeux
                          Tenir la main



Cacher le voile                             Peindre la lueur
Dresser la toile                            Lier deux heurts
Tendre le cadre                           Croquer un noeud
par Altrast publié dans : Bubbling
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Jeudi 1 mai 2008




J'ai décidé de coucher par écrit ce que je comprends des runes que je tire parfois pour moi. Je n'indiquerai pas en revanche à propos de quoi j'interroge les runes.
Je tire toujours les runes de la même façon : je pose une question ou présente à haute voix la situation pour laquelle je souhaite des éclaircissements. La rune de gauche indique le passé, celle du milieu le présent et celle de droite le futur proche. Il m'arrive parfois de tirer une rune supplémentaire pour obtenir plus d'informations.

N.B. : je débute. Ne vous étonnez en outre pas si je reste vague, les runes ne sont pas faites pour obtenir des réponses précises, mais plutôt pour aider à voir plus clairement une situation, un peu à la façon du yi-king chinois...

Teiwaz inversé indique que, dans le passé, j'ai manqué de courage pour trouver une solution. D'après cette rune, je dois trouver une solution en moi.

Hagalaz indique que des forces contraires et extérieures vont m'atteindre. Je n'ai pour l'instant pas de contrôle sur ce qui me viendra.

Mannaz inversé confirme la solitude et l'inscrit dans une perspective d'avenir, vu sa position dans le tirage. Je suis seul face au problème posé. Mannaz me conseille en outre l'humilité...


Conclusion : Je n'ai aucun contrôle sur la situation ou sur ce qui la provoque, même si je souffre à cause de cette situation (Hagalaz n'est pas une rune très positive, et l'est d'autant moins ici qu'elle est mal entourée). Il vaut donc mieux que je ne m'en préoccupe pas. Quant au reste, il me faut savoir que je suis seul face à ce problème et que je dois rester humble dans ma recherche d'une solution qui ne pourra venir que de moi.
par Altrast publié dans : Initiation
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Jeudi 1 mai 2008
    J'ai relu l'autre soir cet épisode de Sandman qui s'appelle A dream of a thousand cats et raconte cette réunion de chats où une siamoise (ou persane, je ne sais plus) relate comment, après que les humains qui la nourrissaient aient noyé ses petits, elle rencontre Sandman en rêve et apprend comment les hommes, joignant les rêves d'un millier d'entre-eux, transformèrent un monde dominé par les chats en ce qu'il est actuellement, par la seule force de leur inconscient collectif.
    Et là je m'interroge : sur quoi basons-nous notre connaissance du passé de notre espèce ? Sur des traces, des bouts d'os, de pots, de murs, de peintures... Et tout cela fait preuve. Ou plutôt l'interprétation que l'on donne de ces signes fait autorité.

    Les preuves m'énervent souvent. Ou plutôt la nécessité de fournir des preuves pour étayer une explication. Plus de fantaisie ni d'originalité, rien que la preuve, aussi desséchante et décevante qu'elle puisse être.
Pourquoi ne pourrions-nous pas penser que le monde, l'univers, s'est créé et modifié au fur et à mesure que les hommes l'imaginaient ?

    A une époque, les preuves scientifiques n'étaient pas nécessaires et on n'en trouvait pas (ou leur importance était moindre). Quand la rationalité s'est imposée, peut-être que les grands découvreurs (entendu au sens large) ont imaginé des preuves et que ces preuves sont apparues dans notre univers parce que ces esprits géniaux ou aventureux ont été assez forts pour imposer leur vision du monde à une tranche suffisante de l'inconscient collectif, poussant ce dernier à étendre cette vision à l'ensemble de l'univers, créant ainsi les preuves dont les grands esprits avaient besoin pour convaincre le monde et renforcer sans cesse la puissance de leur imaginaire et l'influence qu'ils ont eue sur l'inconscient collectif.

    On m'objectivera (le mot, bien qu'incorrect, a été choisi sciemment) que je n'ai pas de preuves de ce que j'avance, mais c'est là que réside toute la beauté de l'explication : elle n'a pas besoin de preuves pour être plausible et, surtout, elle n'est pas prouvable dans le paradigme intellectuel selon lequel nous fonctionnons actuellement.

    La façon dont  nous considérons le monde change sans cesse, souvent difficilement, avec de gros efforts, parfois coûteux en vies humaines. Au début, les gens refusent en bloc. Puis deux se laissent convaincre. Puis le nombre est suffisant pour imposer la nouvelle norme. Et le monde change parce qu'on accepte de le penser différemment...
Presque un coup de baguette magique.
par Altrast publié dans : Bubbling communauté : Le Cercle des Passeurs de Rêve
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Jeudi 1 mai 2008
Nice Guy Syndrome
in the words of Neaira, satyr wilder and boggan aficionado :

One of the problems that boggans have
(particularly the male variety- and I’ll admit that
I’m biased that way) is that they’re precisely the
kind of guy you want to bring home to Mother.
They remember birthdays and anniversaries, they
take out the trash, and they’re willing to cook you
dinner. Obviously, this means that no woman wants
them. Why the freak not? ‘Cause we’re stupid, that’s
why. Yeah, trolls may be a little more… ahem…
satisfying in certain ways, and no one beats a sidhe
for a pretty face- but a boggan will still be giving you
back rubs twenty years down the line. Yet somehow,
boggans aren’t bad-boy enough for your average
chick-a-dee, and so they don’t want any. What the
hell? Now me, both my husbands are boggans, and
if I marry again- I don’t promise that it’ll be the
shortest kith, but personally, I find large noses and
a gut kinda sexy. Besides, height makes a lot less
difference if both parties are horizontal…



http://boggan.digitaldreaming.org/
par Altrast publié dans : Initiation communauté : Le Cercle des Passeurs de Rêve
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Mercredi 30 avril 2008



La Dame s'avance au sein de l'ondée,
Plumes et os regardent mais se cachent,
Une lame s'avance au sein d'un être.

La Dame chante, tenant ses mains serrées,
Plumes et os pleurent ce qui la terre quitte,
Une lame se brise et reste au fond du tertre.

La Dame se noie, la gorge nouée,
Plumes et os soupirent contre le vent qui souffle,
Une lame palpite et attise la perte.

La Badhbh chantera pour toi
Que tu prennes la plume, le coeur ou l'épée.
par Altrast publié dans : Figures
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Mercredi 30 avril 2008


Nous naviguons aux étoiles,
A travers des rumeurs plus combles.
Les gigantesques cathédrales de métal et de moteurs
Ont tourné le monde en poursuites effrénées.

Nous sommes allés si loin, venus d'au-delà encore.
La patience est un fardeau, la clef doit être ailleurs.

Craquer le monde pour savoir ce qu'il a voulu dire.
Pas si mal déjà, mais à des lieux de tout.

Aspirés pas le vide entre les astres,
Disparus. Éteints.

Inexistants,
Nous devons croire à un nouveau départ.
Mais avons-nous tué le mauvais guide...
par Altrast publié dans : Rêves
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